Film à bulles : quelle taille de bulle pour quel produit
La reponse courte. Petites bulles d'environ 10 mm pour les surfaces delicates, grosses bulles d'environ 30 mm pour les chocs sur produits volumineux. Les bulles se placent toujours contre le produit. Le film a bulles protege la surface, il ne bloque pas le mouvement : il faut un calage complementaire.
Le film à bulles donne l'impression de bien faire. On enroule, on entend le plastique, le produit paraît protégé. Pourtant une partie des colis emballés ainsi arrivent abîmés, parce que deux ou trois détails ont été manqués.
Le film à bulles n'est pas un calage. C'est une protection de surface. Cette distinction explique presque toutes les erreurs qu'on voit.
Ce que le film à bulles protège, et ce qu'il ne protège pas
Il protège la surface du produit : les rayures, les frottements, les angles qui s'ébrèchent. Il amortit aussi les chocs légers grâce à l'air emprisonné dans les bulles.
Il ne bloque pas le mouvement. Un produit emballé dans du film à bulles, posé dans un carton plus grand que lui, va glisser pendant tout le transport. À l'arrivée, le film est intact et le produit est cassé.
La règle qui en découle : le film à bulles vient en première couche, contre le produit. Le vide restant se comble ensuite avec du papier kraft froissé ou un autre calage. Les deux travaillent ensemble, jamais l'un à la place de l'autre.
Petites bulles ou grosses bulles
La taille de bulle change la nature de la protection, pas seulement son intensité.
- Petites bulles (autour de 10 mm) : elles épousent les formes et protègent les surfaces délicates. C'est le choix pour la vaisselle, les objets décoratifs, les produits laqués ou vernis. Elles se compriment vite, donc elles amortissent peu les chocs importants.
- Grosses bulles (autour de 30 mm) : elles contiennent plus d'air et encaissent des chocs plus violents. C'est le choix pour les produits volumineux, le matériel, les pièces lourdes. En revanche elles épousent mal les formes complexes et laissent des zones découvertes sur les petits objets.
Pour un catalogue varié, les petites bulles couvrent plus de cas. On ajoute les grosses seulement si un produit précis l'exige.
Le sens d'enroulement, l'erreur la plus fréquente
Les bulles se placent contre le produit, pas vers l'extérieur.
La raison est mécanique. Une bulle se compresse et restitue l'énergie du choc progressivement. Pour qu'elle travaille, il faut qu'elle se trouve entre la source du choc et l'objet à protéger. Bulles vers l'extérieur, elles éclatent au premier contact et le produit reçoit le choc à travers une simple feuille de plastique lisse.
Deuxième conséquence, moins connue : les bulles tournées vers l'extérieur s'accrochent au carton et rendent le produit difficile à sortir. Le client tire, le produit résiste, et le déballage devient désagréable.
Combien de couches
Une couche suffit pour un produit robuste dont on veut seulement éviter les rayures.
Deux couches pour un produit fragile, en veillant à ce que la seconde couvre les zones de recouvrement de la première. Les angles reçoivent toujours une couche de plus que les faces planes, parce que c'est par là que le produit touche en premier.
Au delà de trois couches, on n'augmente plus la protection, on augmente le volume du colis. Et le volume se paie en poids volumétrique chez le transporteur. À ce stade, il vaut mieux passer à un carton double cannelure et à un calage épais qu'ajouter du film.
Film à bulles ou enveloppe matelassée
L'enveloppe matelassée intègre déjà une couche de bulles. Elle convient à un produit plat, peu épais, qui ne craint que le frottement : un livre, un vêtement, un accessoire fin.
Dès qu'un produit a une épaisseur réelle ou une partie rigide, l'enveloppe ne suffit plus. Elle se déforme, le produit prend les chocs de plein fouet, et elle ne résiste pas à l'écrasement dans un bac de tri. Le passage au carton devient nécessaire, même pour un petit objet.
Ce qu'on peut simplifier
Le film à bulles est un poste où les gammes s'empilent vite. Trois tailles de bulles, deux largeurs de rouleau, des enveloppes matelassées en quatre formats, et la préparation devient un choix à chaque colis.
Dans la plupart des cas, une seule référence de film à bulles associée à du kraft en rouleau couvre l'ensemble du catalogue. On ajoute une seconde référence quand un produit le justifie vraiment, pas par précaution.
Notre parti pris
Le film à bulles est le produit le plus surestimé du rayon emballage. Il rassure parce qu’on l’entend, et il ne fait qu’une partie du travail.
Nous préférons donc une seule référence de film associée à du papier kraft en rouleau, plutôt que trois tailles de bulles en stock. Le film habille, le calage immobilise, et c’est le second qui évite la casse.
En résumé
Petites bulles pour les surfaces délicates, grosses bulles pour les chocs, bulles toujours côté produit, et un calage complémentaire pour bloquer le mouvement. Le film à bulles protège ce qu'il touche, il ne remplit pas un carton.
Un doute sur la configuration adaptée à vos produits ? Envoyez nous leurs dimensions et leur fragilité, nous vous proposons le couple protection et carton correspondant.